![]() |
|
|||||
| Home | Contactez-nous | |||||
|
|
||||||
|
|
EU-Lëtzebuergesch ?
A firwat net ! (article
paru dans le Luxemburger Wort du 11 février 2004) L’intervention
de monsieur Marcopoulos (7 janvier 2004) pour la reconnaissance de la
langue luxembourgeoise comme langue officielle de l’Union européenne,
était très intéressante, d’autant plus qu’elle venait d’un non
luxembourgophone. Il
est clair que l’UE s’est embarquée dans un « gewulls »
linguistique sans précédent. Comme a dit si bien Lex Roth : « … 22 langues
pour dire la même chose ». Inutile
de chercher à connaître les coûts de traduction et d’interprétariat
…. cela pourrait peut être faire peur.
L’UE aurait pu se limiter à choisir une seule langue, ou les
deux ou trois principales. Cependant et ceci afin de ne lancer aucune polémique quant
au choix des langues officielles, elle aura retenu les langues nationales
de ses membres, par esprit démocratique mais également par respect des
droits linguistiques et culturels. Reconnaître
le luxembourgeois comme langue officielle de l’UE, ne serait qu’une
juste part des choses, d’autant plus que le maltais le devient.
L’UE a déjà bien souvent semé les deniers européens à tout
vent, le coût de la reconnaissance d’une langue officielle supplémentaire
passerait certainement inaperçu mais créera également de l’emploi. Je dirais même plus, la reconnaissance du luxembourgeois comme langue officielle de l’UE, devrait être un élément clé de la politique linguistique du grand-duché de Luxembourg. Sans une politique linguistique adéquate, il est à craindre que la langue luxembourgeoise sera peut-être un jour en danger sur son propre territoire. Il
est un fait que l’on parle de moins en moins luxembourgeois, il suffit
de se promener à Luxembourg-ville pour s’en rendre compte, et les prévisions
d’immigration avancées par le gouvernement risquent de ne pas améliorer
les choses de ce point de vue. Mais là n’est pas directement le problème, la politique
de promotion de la langue luxembourgeoise ne devrait en aucun cas se
limiter au seul territoire grand-ducal. Sa politique devrait s’étendre
à la Grande Région afin d’annihiler les préjugés souvent négatifs
de certaines personnes envers la langue luxembourgeoise. Les
arguments favoris des adversaires du luxembourgeois (qui se répercutent
souvent en une mauvaise intégration linguistique) sont les suivants :
« le luxembourgeois n’est pas une langue, car elle n’est pas
reconnue par l’UE » ! ou encore « je ne vais quand même
pas apprendre un dialecte ! ».
Autre exemple, l’année passée dans une école primaire belge se
situant juste à la frontière, des parents avaient demandé pourquoi il
n’était pas possible d’avoir un cours d’initiation à la langue
luxembourgeoise pour leurs enfants ? Il fut simplement répondu par
un responsable que cela était impossible car le luxembourgeois n’était
pas une langue ! Et l’affaire fut classée. Une
reconnaissance européenne de la langue luxembourgeoise faciliterait
fortement à valoriser son image de marque au sein de la Grande Région et
devrait donc être un élément stratégique de la politique linguistique
du grand-duché de Luxembourg pour la sauvegarde et la promotion de la
langue luxembourgeoise durant le XXIème siècle. Christian
Heinen (aus
der Belsch)
|
||