![]() |
|
|||||
| Home | Contactez-nous | |||||
|
|
||||||
|
|
Reconnaître le pays d’Arlon comme minorité linguistique Député-bourgmestre d’Attert, Josy Arens exige la ratification de la convention-cadre pour la protection des minorités et celle de la Charte des langues régionales et minoritaires. Lors des journées du patrimoine à Attert, le député-bourgmestre Josy Arens a rappelé qu’il y avait un patrimoine auquel on ne pense peut être pas suffisamment, celui de notre riche héritage culturel et linguistique. « Dans la province de Luxembourg, la région d’Arlon est une région multilingue, nos parents parlaient sans difficulté trois langues : le luxembourgeois, l’allemand et le français. » Aujourd’hui 60% de la population active de la commune d’Attert occupe un poste au Grand-Duché de Luxembourg. Les nombreux contacts entre la commune d’Attert et les quatre communes luxembourgeoises de Ell, Beckerich, Redange et Bettborn portent leurs fruits. « Si nous avons pu restaurer le domaine communal à Attert, c’est tout simplement parce que nous avons obtenu les subsides européens Interreg grâce à la signature des bourgmestres de ces 4 communes. Du côté grand-ducal, c’est la piscine de Redange qui profite de ces subventions », a ajouté Josy Arens. Crédibilité nouvelle Il y a quelques mois le Parlement fédéral belge s’est penché sur la situation de la langue luxembourgeoise en Belgique. De nombreux parlementaires sont convaincus qu’il faut tout mettre en oeuvre pour préserver cette richesse de notre pays. Le rapport de la députée suisse, Madame Nabholz-Haidegger, membre de l’assemblée parlementaire de l’Europe est clair. Elle invite la Belgique à, primo, ratifier la Convention-cadre pour la protection des minorités qui a été signée par la Belgique, le protocole n° 12 de la Convention européenne des droits de l’homme et, secundo, à faire une priorité de la signature et de la ratification de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. Dans le courant de cette semaine, le premier ministre Guy Verhofstadt répondra en commission des affaires étrangères du Parlement belge aux interpellations des différents députés concernant ce rapport. Le député-bourgmestre Arens a conclu : « Personnellement, dans la situation qui est celle du pays d’Arlon, j’estime qu’il faut aller au delà de la signature de la charte et qu’il est temps d’être reconnu comme minorité linguistique. Une telle reconnaissance nous aiderait à bénéficier, dans l’Europe qui se construit, d’une crédibilité nouvelle, d’un poids indispensable pour être mieux entendu à ce niveau. Je compte sur votre appui pour faire évoluer cette situation, nous y avons tous intérêt anciens luxembourgeophones ou nouveaux venus. Notre prospérité de demain dépendra de notre détermination à défendre notre région dans la nouvelle Europe, l’Europe élargie aux pays de l’Est. » J.-CL. F. Article paru dans l’Avenir du Luxembourg du 17/09/2002
|
||