Il y a tout juste un an que Nicolas Bach
de Tontelange (Attert) reçut en la Salle des congrès de
l’Albertine à Bruxelles le prix triennal de poésie des langues régionales
endogènes de la Communauté Française pour son œuvre en langue
luxembourgeoise. Son œuvre passe maintenant les frontières et reçoit
un accueil exceptionnel au Grand-Duché.
A l’occasion de l’an 2000 les
pouvoirs public du Ländchen organisent de nombreuses manifestations
pour faire date. La plus prestigieuse intitulée « Millenium-Lieux
de Mémoire et d’Avenir » bénéficie des patronages européen
et national. Elle propose un itinéraire culturel à travers 2000
ans d’histoire. Experts et artistes ont été invités à dresser
le bilan de deux millénaires de vie culturelle.
C’est ainsi que l’Union Grand-Duc
Adolphe- l’U.G.D.A, la fédération musicale nationale a demandé
aux compositeurs les plus connus d’illustrer le passé
luxembourgeois par des créations de circonstance. Maître Jos Kinzé,
spécialiste des ouvres musicales à base vocale, devait illustrer
le patrimoine rural du canton de Rédange et du Val d’Attert. Il
reprend
" Elchert 1637 » le poême
le plus connu de Néckel Bach , et le sublime en une émouvante
fresque musicale qui traduit avec émotion la détresse, la rage et
la détermination des habitants de Nobressart dont on a ravagé et dénaturé
le village.*"
Avec 12 autres évocations musicales dues
au plus grands, Elchert 1637 de Kinzé-Bach a été enregistré au
Conservatoire National par le Groupe Vocal du Luxembourg. Le double
CD est diffusé par l’U.G.D.A. Il est également offert à tout
acqéreur du prestigieux album « Millenium-Lieux de Mémoire
et d’Avenir » édité par le Ministère de la Culture et le
Service des Sites et Monuments Nationaux de Luxembourg.
*Les
années 1635-1637 ont été sans aucun doute les années les plus
terribles de notre histoire.
Pillages, viols, tortures,
destructions et incendies perpétrés par des milliers de
mercenaires de passage souvent d’origine croate ou polonaise. A
cela vint encore s’ajouter la peste semant la terreur dans une
population martyrisée. Nobressart et Meix-devant-Virton furent les
points culminants de l’horreur.