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Attention
aux fossoyeurs de notre identité et originalité linguistique Il
est indispensable d’assurer l’équilibre des langues dans
l’Arelerland dont l’indubitable réalité linguistique s’appuie sur
3 composantes : le luxembourgeois, le français, l’allemand et ne
pas prôner l’unification autour de l’anglais. Reconnaître
l’anglais comme langue de l’Europe reviendrait à reconnaître le
pouvoir de l’anglo-américain, de la culture que cette langue véhicule
et du pays où cette langue est majoritairement parlée, à savoir les
Etats-Unis. Un sain réalisme fait vite apercevoir que l’essentiel est,
au niveau européen, d’assurer la réalisation des principes suivants :
Il
est vrai que pour les régions frontalières, la première langue étrangère
enseignée devrait être en priorité celle du pays voisin, pour les
raisons économiques et politiques évoquées à Namur lors de la réunion
organisée par I.R.I sous la direction de Charles-Ferdinand Nothomb du 15
novembre 2000. Les
intervenants dont plusieurs spécialistes n’ont pas manqué de souligner
l’éradication de la langue allemande (langue du voisin) au mépris des
intérêts économiques et culturels de la région wallonne. En effet,
l’Allemagne est le premier partenaire économique de la Belgique.
C’est surtout la Flandre qui bénéficie de ces échanges ; la région
wallonne reste à la traîne suite à la méconnaissance voire
l’ignorance de la langue allemande. Des
intervenants originaires de la Lorraine(France), Rhénanie-Palatinat, la
Sarre ont mis l’accent sur les programmes d’enseignement de la langue
du voisin dans leurs régions respectives. Dans ce domaine la région
wallonne et principalement l’Arelerland accusent un retard considérable
ce qui risque de ne plus permettre aux générations futures de notre région
d’accéder aux emplois transfrontaliers avec les mêmes facilités que
nos voisins français, allemands qui ont mis en œuvre une politique des
langues du voisin cohérente avant l’apprentissage de l’anglais. Au
cours de cette réunion, le Consul Général Honoraire d’Allemagne
s’est insurgé souvent avec hargne de l’inertie déplorable des
pouvoirs politiques à tous les niveaux en la matière. Dans le même
contexte, les responsables d’Arelerland a Sprooch ont dénoncé la conséquence
de l’absence d’une politique claire, qui refuse de voir les enjeux
d’un enseignement privilégié de l’allemand dès l’école primaire.
Ils souhaitent une prise de conscience et un changement radical de la
politique linguistique dans leur région. L’Arelerland,
terre propice au multilinguisme par excellence, dispose d’un capital
linguistique et culturel qui n’est pas exploité et qui se détériore
et s’amenuise au fil des années. Pourquoi le pays d’Arlon ne
profite-t-il pas de sa diversité linguistique et culturelle existante
d’une part pour assurer le bilinguisme luxembourgeois-français à l’école
gardienne d’autre part pour renforcer l’enseignement de l’allemand
à côté du français dès l’école primaire ? Les
défenseurs prestigieux d’une vraie diversification ne manquent pas, les
moyens de la mettre en œuvre non plus puisqu’elle existe dans les
textes, sinon dans les faits. Pourquoi l’article 10 de la loi du 30
juillet 1963 concernant le régime linguistique dans l’enseignement
n’est-il pas appliqué dans l’arrondissement d’Arlon ? Pourquoi
la motion votée par le Conseil Provincial du Luxembourg en sa séance
d’octobre 1973 est-elle restée pratiquement, et même de fait au stade
de la simple intention ? Pourquoi l’inspection s’autorise-t-elle
à interdire l’usage du luxembourgeois dans l’école frontalière de
Sterpenich ce qui est , selon les juristes, en contradiction avec
l’article 2 du décret relatif aux langues régionales endogènes de la
Communauté française ? En
d’autres termes, l’individu de l’Arelerland est dans un groupe qui
voit ses propres possibilités d’épanouissement bloquées par un groupe
essentiellement plus puissant que lui. Ce groupe dominant profite de sa
puissance pour absorber le groupe dominé et mettre fin à son originalité
allant jusqu’au non-respect des lois, des motions, des décrets promulgués.
L’absence de politique cohérente en contradiction avec les lois et le
potentiel linguistique existant est grave : sans coordination, sans réflexion,
le pilotage est aveugle et les résultats sont souvent néfastes et hypothèquent
l’avenir de notre jeunesse. Il
est donc indispensable, comme le montre les exemples des programmes
d’enseignement de nos voisins, que les responsables politiques indiquent
clairement et rapidement leur projet. Les enjeux politiques sont d’ordre
linguistique, culturel, économique, commercial et les écoles bilingues
doivent être des écoles pour l’Europe, engagées dans la politique
linguistique officielle de l’Union européenne qui est celle de la
diversification. Dans le cadre d’une coopération transfrontalière, la
langue du voisin devrait toujours être enseignée prioritairement et
l’anglais ensuite. Si
la spécificité linguistique de l’Arelerland devait disparaître,
l’histoire jugerait très sévèrement ses fossoyeurs. Qu’ils
le veuillent ou non, quel que soit le parti politique dont ils se réclament
, nos hommes politiques n’ont plus le droit de se dérober devant la réalité
linguistique et culturelle de l’Arelerland. Déférant
à la demande de nombreux de nos sympathisants, nous n’hésiterons pas
à intenter une action en justice à Strasbourg afin que les lois
linguistiques et la langue minoritaire soient respectées et que la mise
en place d’une politique linguistique cohérente tienne compte du
potentiel linguistique existant. Albert
CONTER Président
du mouvement Arelerland a Sprooch
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Arelerland a Sprooch asbl |
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L'Arelerland |
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