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     <= retour

 

Intervention du Rassemblement Luxembourgeois auprès du ministre Louis Michel

(Le retour du RL, article paru dans l'Arlon-Carrefour du 23 janvier 2002)

La semaine dernière, le quotidien flamand "Het Laatste Niews" consacrait un article à un mouvement politique arlonais né à l'occasion des dernières élections communales : le Rassemblement Luxembourgeois.  Proche du mouvement identitaire "Arelerland a Sprooch", le RL avait engagé, sans succès, une liste aux communales et une autre aux provinciales. Il se posait en défenseur du monde rural, de la langue et de la culture luxembourgeoise et pour une autre gestion municipale.

Relativement discret depuis un an et demi, le RL n'en continue pas moins sa route.  Son retour dans l'actualité est lié à un débat qui anime le monde politique belge depuis l'été dernier :  la ratification de la convention européenne sur les minorités nationales.  Sur l'insistance du Conseil de l'Europe, la Belgique devrait en effet signer cette convention dans les mois qui viennent, elle qui fait partie des quatre derniers pays européens (sur 41) à ne pas encore l'avoir fait.  Un rapport sur les minorités nationales belges est attendu à cet effet pour avril.

C'est dans ce contexte que le RL est monté au créneau pour rappeler le particularisme luxembourgeois du pays d'Arlon.  Il milite pour que l'Arelerland ne soit pas oublié dans la liste des minorités nationales belges.  Il vient de faire parvenir un courrier en ce sens au ministre Michel, via le député permanent Armand Schanus.  Car l'identification des minorités nationales a été confiée à la Conférence interministérielle de politique étrangère, qui dépend du ministre Louis Michel.

Le RL s'était aussi adressé au Conseil de l'Europe en septembre dernier et au premier ministre luxembourgeois en juin.  Sans réponse.  A ce dernier, il suggérait de conditionner la ristourne fiscale des 600 millions aux communes frontalières, à la protection par les autorités belges de la langue luxembourgeoise dans l'Arelerland.  Extrait : "Dans notre drôle de pays, il est bien plus intéressant de faire partie d'une espèce végétale ou animale menacée de disparition que d'être de ces gens qui s'obstinent à parler luxembourgeois et où la seule chose qu'on fasse pour eux est de les compter et de les recompter."

A propos de chiffres, selon de RL, il y aurait aujourd'hui en province de Luxembourg entre 15.000 et 22.000 personnes parlant le luxembourgeois comme langue maternelle, sur un total approximatif de 35.000 en ayant au moins des notions.

 

(si vous désirez réagir : alas@tiscalinet.be)