Home   Contactez-nous    
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   <= retour

L'intolérance linguistique continue dans l'Arelerland !

L'inspection de la Communauté française essaie de tuer 

le bilinguisme dans le pays d'Arlon et s'attaque encore une fois à nos

écoles!

 

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

Administration générale de la culture et de l'information

Service des langues régionales

Direction générale de la culture

à l'attention de Monsieur Jean-Luc FAUCONNIER

44, boulevard Léopold II, 1er étage

B- 1080   BRUXELLES

 

Albert Conter

89, rue de la Meuse

B-6700 ARLON

Arlon, le 2 avril 2000

 

Monsieur le Président du Conseil des langues régionales endogènes.

Arelerland a Sprooch, association pour la défense et la promotion de la langue luxembourgeoise au pays d'Arlon, attire l'attention des autorités responsables de la Communauté Française de Belgique sur les discriminations insidieuses et apparemment délibérées dont sont actuellement l'objet des citoyens et des institutions scolaires de l'Arerlerland.

L'école libre maternelle subventionnée autonome, 5 rue de Kleinbettingen à 6700 Sterpenich, se voit gravement lésée dans son fonctionnement et entravée dans son développement par une décision arbitraire de l'inspection subalterne.  Située en région frontalière et acceuillant de nombreux enfants belges luxembourgeophones cette école a adopté un projet pédagogique exemplaire inspiré par "la tolérance et le respect des différences vécus au quotidien dans un esprit chrétien".

Connaissant un succès croissant, cette insitution est en situation légale de bénéficier d'une extension des cadres qui est arbitrairement refusée sous prétexte que le personnel ne respecte pas l'interdiction formelle de s'exprimer en luxembourgeois.

L'intransigeance ciblée dont cette école est l'objet marque un revirement brutal avec un modus vivendi traditionnel cautionné par les autorités académiques et administratives et qui exclut tacitement toute brimade à l'égard des enfants, des enfants et des enseignants luxembourgeophones.  Depuis quelques années les écoles maternelles de l'Arelerland se trouvent confortées dans leur pédagogie d'accueil et de respect des droits fondamentaux de l'enfant par une expérience-pilote de bilinguisme précoce mise en oeuvre à l'école maternelle de la Communauté Française à Messancy avec les encouragements de l'inspection scolaire et les subventions européennes.

Comment pourrait-on admettre que les enfants belges soient discriminés alors que de nouvelles directives s'apprêtent à bon droit à interdire toute forme de racisme à l'égard des enfants immigrés ?

Cette mise au point est communiquée à titre d'information aux médias.

Elle est également transmise au Conseil Supérieur des Langues Régionales Endogènes de la Communauté Française de Belgique pour avis aux instances compétentes.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de notre considération très distinguée.

Le secrétaire Albert Conter